La post-prod

modèle

Nous avons parlé la préparation d’un shooting.

Nous avons survolé le shooting, lui-même.

Tout role est fini (n’oublie pas de regler le solde !)

Mon role est loin d’être fini. Et tu vas tout savoir.

En une heure de shooting, en moyenne, je fais entre 200 et 500 photos.

Je ne les copie jamais le jour du shooting. J’attends le lendemain. Pourquoi ?

Parce que j’ai besoin de recul… et surtout me reposer, manger.

Prendre du recul pour avoir un œil nouveau sur mon travail. Pas différent, juste nouveau.

1ère étape :

Copier les photos sur la clé dédiée aux shootings.

Ouvrir Lightroom sur mon note book. Je déverse les photos dans lightroom afin d’inserer les méta-données (ou exifs). Ce sont des données de la photo : une partie est déjà remplie (ouverture, temps, heure, date, iso, flash, objectif etc). l’autre, je l’a remplie (nom, lieu, mots, clés, conditions d’utilisation etc). cela « protège » la photo, pour faire simple.

Puis, je les signe. Imagine toi, avant cette découverte, je les signais ‘à la main’. Deux heures de travail ! maintenant j’apose une fois, ma signature et pouf, toutes sont signées.

Ligtroom est un logiciel particulier. Il faut les re-exporter les photos pour pouvoir les retoucher sur photoshop ou les diffuser.

La « re-expédition » est un travail du PC. J’ai une heure de pause, pendant que mon pépère de PC (je donne des petits noms à peu près à tout mes appareils J), je mange, je lis, je me douche, je fais le ménage, je chille, je travaille sur mon autre pc. Selon l’heure ou l’envie.

2ème étape :

L’action finie, je passe sur mon pc portable, ou je trie mes photos à l’ancienne.

Un papier, un stylo, mes photos renommées, je sélectionne toutes celles exploitables.

3ème étape :

Dans photoshop, je cree les planches contact du shooting. Cela regroupe toutes les photos du shooting. C’est automatique. Mon pépère travaille tout seul, comme un grand, pendant une trentaine de minutes.

4ème étape :

Oui, oui, je bosse ça m’arrive.

J’ouvre les photos sélectionnées er retravaille la colorimétrie, recadre, sature ou désature, enlève les fils, les prises, les petits détails qui sont insignifiants mais peuvent attirer l’œil et déstabiliser la lecture. Je peux rajouter un fond (celui du studio qui n’est jamais assez grand (oui c’est la faute du studio)).

Ma particuliarité est de livrer les photos en couleurs et/ou noir et blanc. Toutes les photos sont passées en noir et blanc (quand cela est possible pour un joli noir et blanc) et jamais du script (une fonction automatique). Je travaille mon noir et blanc plus ou moins contrasté.

Sur une photo, je passe grand maximum 10 minutes. Plus, c’est qu’elle n’est pas bonne. Trop de choses à retoucher. Car on peut tout retoucher sur une photo (je t’expliquerai un jour). Et surtout ce n’est pas prévu dans mon forfait (je t’expliquerai aussi). Chaque minute supplémentaire n’est pas payée donc je travaille gratuitement. Et mon rendement, alors ?

Imagine je retiens 50 photos sur lesquelles je passe 8 à 10 minutes dessus, soit près de 8h de travail environ.

Alors oui, pour moi la post prod est un long travail mais obligatoire et utile pour donner une vraie dimension aux photos.

S’imaginer que c’est deux clics est une grosse erreur, maintenant tu sais que c’est une vrai activité à part entière !

Team photo by Sandy

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