L’autorisation de diffusion regroupe le droit à l’image, son opposition et les droits d’auteur.
Une photo : deux droits
Pour simplifier, une photo se compose de deux protagonistes : le modèle, vous, le sujet photographié et le photographe (celui qui prend la photo). Ces deux entités ont des droits à respecter de la part des deux parties. Le premier, le modèle, vous, a le droit à l’image. Et le deuxième, le photographe a le droit d’auteur.
L’un n’éclipse pas l’autre.
Droit à l’image
Ici, je vais développer ce qui est écrit sur l’autorisation de diffusion qui rappelle la loi, sur le contexte qui nous concerne.
En France le droit à l’image est très strict avec ses jurisprudences. Je prévois d’écrire un article qui regroupe les différents cas de droit à l’image dans un futur proche. Laissez-moi le temps de regrouper les informations et des exemples concrets.
Ici c’est vous qui me donnez le droit de publier les photos. C’est votre choix personnel, parce que c’est votre image.
Je n’impose à personne l’obligation d’utiliser son image. Si vous ne le souhaitez pas, vous avez une page qui est consacrée à la non diffusion des images. Méfiez-vous des photographes qui ne font signer aucune autorisation de diffusion.
Cependant un mail, un SMS ou un écrit peut valoir d’autorisation de diffusion des photos et faire valoir son droit à l’image.
Une simple phrase : « je ne souhaite pas la diffusion des photos prises le XX/XX/XXXX à Lieu par M./Mme Tartempion sur n’importe quel support numérique ou physique. » Nul besoin d’argumenter. Assurez-vous que l’interlocuteur a bien reçu le message et gardez en une trace (accusé de réception+message) en cas de litige.
Il est fortement recommandé pour éviter une diffusion non souhaitée, le photographe doit vous envoyer l’autorisation de diffusion (droit à l’image et droit d’auteur) avec les mentions obligatoires :
- Votre nom, prénom, mail : les informations doivent être vraies. Une pièce d’identité peut être demandée,
- Le nom, prénom, mail du photographe,
- La date, lieu, thème du shooting (ou une phrase qui rapporte à un contrat et/ou à un cahier des charges),
- La durée de la diffusion (limitée ou illimitées),
- Sur quel support (précisé ou non),
- Les conditions d’anonymat (ou non),
- La date,
- Les deux signatures.
Sur mon autorisation de diffusion droit à l’image : il y a deux parties, aujourd’hui bien distinctes sur deux pages : la diffusion et la non diffusion.
Droit à l’image : autorise la diffusion
Votre rôle est de lire le document, cocher les cases, remplir les pointillés, signer.
Je ne connais ni votre situation professionnelle, ni familiale, ni votre passé ou vos convictions. Je ne peux pas répondre à votre place. Vous m’autorisez (ou non) à utiliser votre image sur différents supports numériques ou physiques. Vous êtes adultes et responsables. Réfléchissez un peu ! Vous faites le shooting pour vous, avant tout, pour vous faire plaisir ! Pas pour me faire plaisir comme je l’entends souvent ! Si j’ai l’autorisation, je suis heureuse. Si je ne l’ai pas, je suis heureuse, aussi ! Mon travail sera exactement le même.
J’ouvre une parenthèse : dans le cadre de ‘collab’ c’est-à-dire je ne fais pas payer le shooting, j’imposerai l’autorisation de diffusion sur certains ou tous les supports. (Je reviendrai sur ce cas de figure rare, dans un futur post.) Puisque c’est principalement pour montrer mes compétences sur un thème/style de shooting, pour répondre à un concours ou tester une nouvelle vision photographique. Vous n’êtes pas obligés de répondre à ma demande de shooting, si vous ne souhaitez pas la diffusion.
Revenons dans notre cas de commande : c’est vous qui demandez le shooting.
- L’anonymat
C’est au choix. Soit anonyme ou non anonyme.
L’anonymat regroupe votre visage, on l’oublie souvent les cicatrices, les tatouages, les piercings (appelés, ici, signes distinctifs). Dans le cas, où vous cochez la case non anonyme : les photos anonymes pourront être aussi publiées. Nul besoin de cocher les deux cases – je précise car j’ai souvent le cas !
Dans le cas anonyme : vous recevez une copie des photos non anonymées et anonymées. Sur celles anonymées, le visage est masqué dès le shooting et travaillées de manière à ne pas vous reconnaître (jeu de peinture, de lumière) et les signes distinctifs sont soit retirés ou floutés : vous aussi pouvez avoir envie de publier anonymement. Cela permet la transparence : vous avez une idée de ce qui va être diffusé.
Vous comprenez donc l’importance de compléter le cahier des charges et de réfléchir sur les conditions du shooting. Remplir correctement cette autorisation de diffusion avant le shooting afin que je puisse retoucher en post prod vos photos, qui fait partie de mon travail. (cf droit d’auteur.)
Ensuite, vous pouvez simplement choisir celles que vous souhaitez diffuser anonymées ou pas. C’est votre image. Ici cela concerne uniquement mon droit à la publication.
Ensuite, vous complétez votre nom, prénom et mail. Dans certains cas de diffusion (exposition, concours, livre) l’organisateur peut demander la copie des autorisations de diffusion. Il n’aura pas accès aux autres documents du carnet de bord. Avoir un minimum d’informations pour un contact, par exemple. Les informations devront être évidemment vraies. En cas de doute, sur l’âge ou l’identité, je peux demander une pièce d’identité lors de la rencontre pré-shooting.
Je renvoie au contrat et cahier des charges le thème et lieu de shooting.
- Supports
La longue liste des supports connus au jour du shooting. Il y a aussi la notion des supports connus ou inconnus où je peux également publier. Ce qui veut dire si des plateformes naissent ou si je les découvre après le shooting, je suis autorisée à diffuser les images. Vous m’en donnez l’autorisation, eh oui, lire tout mot à mot est utile ! Ceci dit, à ce jour, je n’ai pas encore utiliser cette notion. Dès que je découvre une nouvelle plateforme je la rajoute au fur et à mesure sur la longue liste des supports. Et si je le fais sur les plateformes non nommées, je priorise les photos anonymes.
Sur cette looooongue liste, où vous devez cocher les cases correspondantes à votre envie, voyons ensemble les possibilités et leur définition :
- Presse : les revues, et autres magasines
- Livre/édition : tout ce qui est écrit de ma plume ou dans le cadre d’illustration d’un livre écrit par une autre personne.
- Carte postale : ce petit rectangle cartonné peut être un support pour vos photos.
- Exposition : pour moi, l’art doit être montré et je prévois d’en faire évidemment, seule ou dans une expo collective.
- Publicité et promotion : deux notions séparées sur le document, mais je regroupe ici car pour moi c’est un peu la même chose. Je l’utilise pour faire ma promo afin de vendre mes prestations….
- Portfolio/book : oui, oui cela existe encore, qu’il soit numérique ou physique, c’est sur cette base que les professionnels et clients voient mon travail et ma vision. Je vous le dirai jamais assez, c’est ce qu’il faut demander pour se faire une idée de travail du photographe. s’il n’en a pas, c’est un red flag. Il peut aussi se présenter sur un site ou sur un réseau social.
- Projection publique : c’est pas de l’exposition, mais cela en fait parti. Cela regroupe toute forme de projection.
- Concours photographie : un bon moyen de se faire connaître et de s’affronter aux autres. Parfois, on a la photo, parfois, on doit la faire ! Imaginez-vous gagnant.e ou sur le podium d’un concours photo, n’est-ce pas magnifique ?
- Autre : parfois, il y a des supports particuliers, c’est ici qu’il faut le noter. C’est à vous de noter le support. La note ‘à définir’ ne définit rien, n’explique rien, uniquement pour les photos intimités.
- Internet : sur mon site, vous en avez l’adresse.
- Les réseaux sociaux : wyylde : avec le nom de la page pro (et cadeau un lien avec un code promo). C’est un réseau social libertin, payant pour accéder aux photos.
- linkedIn : réseau social entre professionnels
- patreon : plateforme payante pour créatifs
- youtube : réseau social tournée vers la vidéo. A ce jour, je n’ai pas de compte.
- instagram : toujours agréable de tagger les modèles !
- Facebook : idem que insta, en sachant que j’utilise très peu.
Ensuite, je rappelle que les insultes, la discrimination et tout ce qui est préjudiciable pour le photographe et le modèle sont interdites.
- A plusieurs
On peut faire un shooting à plusieurs mais un modèle peut autoriser la diffusion et son partenaire de shooting ne le souhaite pas. Les protagonistes doivent en discuter en amont, afin de ne pas découvrir par hasard le souhait des copains de diffusion. Et doivent être au courant par écrit. Afin de pouvoir gérer leurs propres diffusions et avoir la raison des photos anonymées, le cas échéant.
Encore une fois, un shooting se prépare. L’importance de communiquer avant de se lancer, le choix des bonnes personnes et l’intérêt de remplir consciencieusement le document.
En cas de litige ou de désaccord, je vous prierai de m’en tenir informer. Je n’ai pas ce super pouvoir de lire dans vos pensées. Cela permettra de discuter. Malgré les échanges argumentés, s’il y a désaccord, je me rangerai toujours du côté de la personne qui ne souhaite pas la diffusion des photos, pour une question de respect au droit à l’image.
Evidemment, vous pouvez revenir sur le droit à l’image après le shooting, autorisation ou non, anonymat ou non : il suffit de me contacter, je vous renverrai le document que vous devez compléter, signer et me renvoyer. Si je n’ai pas ce retour, je me baserai sur le dernier document complété, signé et reçu !
Droit à l’image : n’autorise pas la diffusion
Si vous ne souhaitez pas que je diffuse, cette page distincte est la vôtre.
Il suffit de cocher la case, notez votre nom, prénom, lire les conditions et signer.
Les conditions : comme je ne peux pas diffuser, je ne garderai pas de copies de vos photos (un shooting pèse sur un disque dur entre 4 et 6Go). En cas de perte, je ne peux pas vous les renvoyer. Avant la suppression, je m’assure que vous les avez bien reçues et enregistrées par un message.
Je rappelle mon droit d’auteur.
Je garde uniquement une copie des photos retenues sur une planche contact (document qui regroupe les photos en mini version). Ces planches seront archivées et utilisées uniquement en cas de litige afin de prouver ma bonne foi.
Droit d’auteur
Une œuvre créé par un artiste lui appartient. Point. Ce n’est pas moi qui le dit c’est la loi, issu du code de propriété intellectuelle.
Tout comme le droit à l’image, j’écrirai un article de blog plus détaillé, prochainement.
Vous pouvez en être la muse, l’œuvre ne vous appartient pas entièrement. Vous n’avez pas le droit de la déformer, de porter atteinte à l’œuvre.
L’artiste met dans l’œuvre ses compétences, sa vision, son âme, son cœur, ses tripes, son talent. Ce sont ces notions qui lui appartiennent.
Un cadrage, une lumière, une exposition, une position, une retouche, un point de vue sont propre à chaque photographe.
J’avais fait l’expérience de faire un shooting 2 photographes, un modèle. Nous avions le même modèle, la même pose… mais pas les mêmes photos ! Car nous n’avons pas la même vision du modèle, la même approche, la même sensibilité, le même genre (malgré qu’on avait le même goût pour les mecs !)
Faire une retouche (recadrage, colorimétrie, floutage, coller un smiley sur le visage) est une atteinte au droit d’auteur. Vous dénaturez le travail du photographe, voir vous lui porter préjudice : les gens qui vont voir la photo, vont penser que c’est une action artistique de la part du photographe sans penser que c’est vous qui avez décidez de mettre votre touche bien souvent non artistique ! Dommage, vous avez peut être fait perdre un client au photographe ! Juste parce que vous pensez à tort que vous avez le droit de changer la photo – en la dénaturant – car vous en êtes (toujours pas) le propriétaire.
Le droit d’auteur est aussi le fait d’acheter une partie des droits de propriétés de l’œuvre. En fait vous achetez la possibilité d’utiliser la photo sous des conditions étendues. Une durée d’exploitation illimité, une utilisation sur d’autres supports, sur d’autres conditions : exemple : une photo peut être commandée pour un projet interne à une entreprise, le photographe accepte. La société veut l’utiliser pour une communication extérieure comme de la pub, la société doit demander l’autorisation au photographe et donc il est convenu de rémunérer le photographe via des droits d’auteur, avec un contrat, et en contre partie le photographe ne peut plus utiliser la photo. Malgré cette rémunération, le photographe garde néanmoins la paternité de la photo.
3% des photos publiées sont créditées. 3% ! Internet a ce vilain défaut d’avoir des milliards de photos, que l’on utilise bien souvent mal. Dès que vous utilisez une photo, vérifiez qu’elle soit libre de droit et surtout créditez la ! Une recherche simple, On peut trouver facilement son auteur.
Lorsque vous publiez une photo issue d’un shooting, créditez le photographe. Cela est respectueux envers le photographe et son travail. Cela permet aussi à d’autres personnes de le découvrir et lui permettre d’élargir sa clientèle et de le faire connaître. Ce n’est pas une question d’ego, c’est une question de survie pour lui qui vit de la photo ! Vous avez été content de le retrouver permettez à d’autres personnes de vivre la même aventure.
Enfin tout comme sur le droit à l’image, aucune légende ou commentaire préjudiciable à la photographe n’est autorisée. Que cela soit sur sa vie privée, ou son travail photographique.
Tous ces points sont notés sur le document droit d’auteur.
Je ne demande aucune rémunération supplémentaire. Les supports de diffusion sont quasiment les mêmes. Vous avez les informations pour me taguer. Et je rajoute même les tirages sur différents supports physiques.
Date, et signature.
Conclusion
100% photo = 50% du droit à l’image + 50% du droit d’auteur.
J’ai pris parti d’ajouter une page spécifique au droit d’auteur car c’est un droit bafoué, ignoré, pas respecté. La meilleure façon de faire changer les choses est d’en parler et demander de le respecter. Si les modèles ne souhaitent pas respecter mon travail alors que je respecte leur droit à l’image, je ne peux pas travailler avec ce genre de comportement. Cela est contre mes valeurs.
Je respecte le droit à l’image. J’attends le même respect de vous avec le droit d’auteur.
Marmotte,
Ecrivaine

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