Participer à un concours

Un challenge entre soi et les autres ? Un challenge entre soi et soi même ? Une remise en question ? Une sortie de zone de confort ? Se confronter au regard des autres, être meilleur que les autres – pas être supérieur – meilleur. Meilleur sans savoir qui est nos challengers.

Compétition

Dans une compétition sportive, nous connaissons nos ‘adversaires’ leur niveau ou nous les estimons. Nous pouvons les étudier. Nous les avons déjà affrontés. Nous les évaluons après leurs performances. Mais notre plus grand challenger, est-ce eux ? S’entrainer sans relâche pour 5, 60, 90, 180 minutes. Bien souvent sans seconde chance.

Nous nous connaissons, nous connaissons notre mental, nous estimons la marge d’erreur, la difficulté à surmonter. N’est ce pas aussi cette difficulté qui est à affronter aussi. Je dis nous connaissons notre mental, est ce bien sur ? Ce n’est il pas lui le plus dangereux ? N’est ce pas lui qui nous contrôle volontairement ou inconsciemment ?

Voir un compétiteur réussir, se surpasser, ne vous fait il pas déconcentrer ne serait ce une seconde et tout remettre en doute. Avant d’entrer dans cette faille, seules des pensées positives et puissantes peuvent nous re-concentrer afin de dépasser le concurrent et nous dépasser ? Est ce le concurrent qu’on dépasse ou nous même ? Pour savoir ce qu’on vaut, qui on est ? Le « toujours plus haut, plus loin, plus vite, » est il pour les adversaires ou pour nous. les compétitions ont été créer pour nous divertir, mais ceux qui y participent, quelles sont leurs raisons ? Ils pourraient rester en amateur, sans points, sans vainqueur. Jouer juste pour jouer. Bien souvent, ils sont peu ou pas indemnisés ou uniquement en cas de victoire. Pour quel diable aller confronter aux autres ? Pour prouver qu’on est meilleur, supérieur qu’on soit capable ? oui mais pour quoi ? Pour le monde, la famille, les inconnus ou finalement pour soi ? se sentir vivant, utile. Se prouver à soi qu’on est juste capable d’aller plus loin, plus fort, plus vite.

Récompense

Compétition sportive, artistique ou culturelle qu’importe. C’est pareil. Le but est le même, bien sur tout faire pour gagner. On ne va pas se mentir. Cela amène une récompense, une rémunération – rembourse t elle les efforts, les essais, les doutes, les angoisses, les blessures, les heures passées, les dommages collatéraux (rupture, sacrifice du temps passé avec ses proches, perte d’argent) ?

la visibilité qui peut ouvrir des portes sans forcement remplir la tirelire, amèneront à des endroits insoupçonnés. Ce sont les biens matériels, faisons nous ça vraiment pour le bien matériel ? Car ces récompenses nous les avons uniquement si nous gagnons, être sur le podium, en finale.

Celui qui sort en premier de Secret Story (oui, je sais ! no comment, et non je ne regarde pas) va-t-il percé dans le monde cruel du show biz ? Nous l’avons oublié très vite. Nous allons nous rappeler du gagnant. Des finalistes. Du 4ème, cette place assez tordue. Au pied du podium, on rate la marche – bien souvent c’est celui  qu’on aime bien.

Se souvient-on des premiers français qui sortent lors du premier tour de Rolland Garros ? Bon à part Nadal, en cette année 2024 – n’a-t-il pas gagné 14 fois ? C’est ce chiffre qu’on va retenir !

La récompense c’est pour aussi qui se font remarquer. Ceux qui osent. Ceux qui gagnent. Ceux qui touchent. Bien souvent ce sont quatre personnes, quatre récompenses différentes. Vaut il mieux gagner pleins de sous au prix d’être haït par le public. Vaut il toucher le public avec le prix « merci, vous êtes formidables » ou encore « incroyable ! Quel talent ! » Quel est le meilleur prix ? La meilleure récompense ?

Et si c’était la préparation ?

Parce qu’avant d’être en finale, de passer les demi-finales, les quarts. Avant même de participer, d’envisager de participer, n’est ce pas la préparation qu’on doit travailler.

Répéter, réfléchir, tenter, tomber, recommencer, s’acharner, sortir de sa zone de confort, chercher, douter, réussir.

N’est ce pas le processus qui est le plus jouissif ? Puisqu’ici ce n’est que nous et nous même. C’est entre notre ange et notre diable ? C’est entre faire l’effort et se reposer qu’on a sur nos lauriers (qu’on n’a pas gagné !)

Se remettre en question. Comme une page blanche. Un face à face avec nous même. Nos doutes et nos victoires. Notre compétence et notre volonté. Il n’y a pas encore d’adversaire. Nous sommes seuls ; c’est notre volonté de faire (fer), de se battre et d’y arriver. Qu’importe la place, on l’a fait. On a tenté.
Nous ne sommes pas comme ceux qui s’arrêtent avant même d’avoir commencé.

Même si nous refusons l’obstacle, nous avons commencé à nous élancés. Même si nous sommes dernier, nous avons osés. Car oui, oser aller s’enfermer 24 h sur 24, 7 jours sur 7 dans une boite avec d’autres participants et être coupé du monde pour être épier. L’angoisse totale pour moi. Et oui j’ai regardé le loft durant mon adolescence – no comment !

Critique

La critique est positive comme négative. Il y a aura toujours des jaloux, ceux qui rabaissent, veux qui dévalorisent sournoisement, ceux qui attaquent directement. Ce sont ceux qui veulent nous faire douter, abandonner. Nous devons alors ne pas oublier qu’eux, bien souvent, ne font rien, assis dans leurs canapés. A critiquer, à insulter. A savoir mieux que le footballeur comment monté son attaque, et tirer le ballon pour mettre un but, alors que ce spectateur ne saurait pas faire le quart, et sans gardien de but !

Ceux là nous devons les éloigner, ils nous bouffent notre hargne.

S’entourer de personnes positives, qui nous soutiennent, qui nous placent aussi dans limites, non pas pour nous ralentir, mais pour nous protéger de nous même.

S’ouvrir

Notre mental peut nous jouer des tours. Nous rabaisser, nous faire douter, mais aussi nous rendre invincible, supérieur à la limite d’être des demi dieux. Jusqu’à oublier que nous sommes humains. Que le corps à des limites, qu’ils nous préviennent parfois trop tard, car nous avons refusé de l’écouter, qu’il s’est adapté.

Nous avons musclé notre mental pour la conquête, la réussite, nous nous sommes persuadés si nous ne sommes pas à la première place nous avons perdu et nous sommes nuls. Nous sommes parfois manipulés, afin de juste voir la récompense. Alors nous avons oublié de nous concentrer sur le chemin, sur la ligne, sur le couloir, sur les concurrents. Certes lors d’un 100 mètres, nous n’avons pas vraiment le temps de regarder le paysage, nous nous concentrons sur la ligne d’arrivée. Si nous franchissons la ligne d’arrivée, prenons le temps de regarder ceux derrière, et notre parcours. Même le dernier d’une finale de JO, le sprinteur a du en parcourir des kilomètres pour en arriver là. Maintenant. A cet instant. N’est ce pas ce moment, cette réussite qu’il faut savourer ?

Extrême limite

Notre corps a ses limites. Notre énergie a ses limites. Notre mental a ses limites. Ceux qui compétitionnent ont la capacité à dépasser ses limites. a coup de sacrifices. Un corps abimé, une vie de famille éclipsée, des problèmes de santé parfois grave. La conséquence d’un corps, d’une énergie, d’une mental en surtension sur plusieurs années voir des décennies.

Qu’ils soient chanteurs, danseurs, athlètes, artiste, écrivain, sportif de jeux collectifs ou individuels, à un moment ou à un autre le corps lâche. L’esprit lâche. Ils n’ont pas commencé à la sortie du premier album, au premier podium, à la première scène, au premier film, premier but, première finale. Ils ont commencé à 5, 7 ou 10 ans. Quand enfin l’effort est récompensé, il y a 5 ou 10 ans voir plus de travail acharné.

Beaucoup sont investi et à la dernière ligne droite s’effondre, trop de pression, de peur, de douleur.

Alors pourquoi faire ?

Pour avoir la récompense ? Je ne pense pas. Mais pour l’avoir fait, l’avoir tenté. De se sortir de sa zone de confort, sortir du rang, se sentir vivant.
Pour le chemin parcouru. Pour ne pas avoir de regret.
Pour soi. Avant tout pour soi même.

Marmotte,
Challengeuse à ses heures perdues.

Team photo by Sandy

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