Présentées lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2024
Exposées dans la cour de l’assemblée nationale
Lorsque j’ai lu ou relu les biographies de ces femmes, je me suis rendue compte que les femmes se sont toujours battues pour espérer être l’égal de l’homme.
Je me suis toujours posée la question : pourquoi cette différence ? Je pourrais écrire des articles entiers avec les raisons, tellement il y en a.
On pense qu’en 2025, tous les combats de ces femmes et tant d’autres seraient acquis, mais non, la lutte est continuelle. Et quand une avancée même minime est acquise, elle n’est pas gravée dans le marbre, remise en cause par des hommes (des femmes ?) juste par peur d’une quelconque domination.
Or le féminisme, ce n’est pas vouloir dominer. C’est vouloir l’égalité !
Simone Veil
De profession magistrate, elle devient ministre de la Santé sous Valéry Giscard d’Estaing qui fait adapter la loi 75-17 du 17/01/2975 relative à l’IVG. Elle devient députée européenne puis première présidente du parlement européen. Dix ans plus tard, elle est ministre des affaires sociale de la Santé et la ville sous Mitterrand. Pendant neuf ans, elle est membre du conseil constitutionnel. En 2008, elle obtient le fauteuil n°13 à l’académie française. Un an après son décès, elle entre au Panthéon.
1927 – 2017. Mariée. 3 enfants. Déportée dans les camps pendant 1 an, durant la 2nde guerre mondiale.
Gisèle Halimi
Avocate, elle défend lors du procès de Bobigny, en 1972, 4 femmes accusées d’avortements illégaux, dont une des femmes a été accusée par son violeur. Elle contribue à l’évolution de la loi Veil. Signataire du manifeste des 343 qui réclame le libre accès à l’avortement. Elle fonde au côté de De Beauvoir “choisir la cause des femmes”.
Elle devient députée puis ambassadrice de la France à l’Unesco.
Elle contribue à différentes lois qui définissent l’atteinte à la pudeur et le viol qui est enfin reconnu comme un crime.
Militante pour la parité en politique et les droits homosexuels.
1927 – 2020. Mariée. 3 enfants. Figure du féminisme.
Simone De Beauvoir
Connue comme philosophe, écrivaine, journaliste. Son premier métier est enseignante. Elle a été plusieurs fois suspendue pour liaison avec plusieurs de ses jeunes élèves femmes.
Autrice d’une cinquantaine d’œuvres dont le très connu ‘le 2ème s**e’ affirmant “on ne nait pas femme, on le devient”. Elle fonde le journal Questions féministes. Rédige le manifeste des 343. Elle devient une icône féministe.
1908-1986. beaucoup d’amant.es dont le plus connu, JP Sartre. Une fille adoptive.
Olympe de Gouges
Déçue par la déclaration des droits de l’Homme, elle rédige en 1791, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, où elle remet en question la pratique de l’autorité masculine et demande l’égalité des droits.
Ecrit des pamphlets sur les droits civils et politiques des femmes, concernant le divorce, le mariage, les droits de l’enfant, le chômage et l’abolition de l’esclavage.
Opposée à la Terreur, elle est arrêtée en 1793 avec sa conséquence fatale.
1748 – 1793. Femme de lettres, dramaturge et femme politique. Mariée. 1 enfant. Pionnière française du féministe.
Paulette Nardal
Militante de la cause noire et première femme noire à étudier à la Sorbonne (1920). Dans son salon littéraire où se croise Césaire et Senghor, elle aborde la question de l’émancipation des femmes et pose les prémices de la théorie de la négritude. Elle défend la pleine intégration de son ile de la naissance, la Martinique.
Secrétaire parlementaire socialiste martiniquais. Crée le rassemblement féminin, branche martiniquaise de l’union féminine civique et sociale, incitant notamment les femmes martiniquaises à aller voter en 1945. Déléguée à l’ONU.
1896 – 1985. Femme de lettres. Elle trouve dans son célibat une forme d’affirmation et d’indépendance. Sans enfant.
Alice Milliat
1919. Alice demande au CIO d’inclure des épreuves féminines d’athlétisme lors des JO suivants : refus.
Elle crée des premiers JO féminins, à l’époque où les épreuves sportives féminines sont jugées “désintéressantes, inesthétiques et incorrect” selon le CIO, pour ce dernier, la fonction des femmes est une reproductrice et “couronner les vainqueurs”.
Elle devient la première juge femme lors des épreuves athlétiques… des hommes.
Elle devient ambassadrice de la défense du sport féminin Europe avant de se retirer pour raison médical et manque de soutien. Elle terminera sa carrière comme secrétaire bilingue, sa formation initiale.
1884 – 1957. Rameuse, nageuse, hockeyeuse, cofondatrice et présidente de la fédération de la société féminine sportive de France. Mariée. Sans enfant.
Jeanne Barret
Elle se fait embauchée comme valet et assistant du naturaliste, P. Commerçon, lors de l’expédition de Bougainville sur la Boudeuse et l’Etoile. de 1766 à 1769, en se travestissant en homme sous le nom de Jean Baré. (Les femmes étant interdites sur un navire par ordre du roi).
Experte en botanique, elle collecte plante, pierre et coquillage, organise et catalogue les spécimens trouvés en Amérique et les iles de l’océan indien.
A Tahiti, la supercherie aurait été dévoilée. Lors d’une escale à Madagascar, et sur insistance de Bougainville, Barret et Commerçon, malade, sont invité à rester sur l’ile de la Réunion. A la mort de son amant Commerçon, elle rentre en France réclamant son héritage, avec les récoltes botaniques effectuées. Louis XVI la félicite comme aide botaniste et lui attribue une pension.
Elle est donc la première femme à avoir fait le tour du monde.
1740 – 1807 Mariée. Un enfant illégitime. Exploratrice française.
Louise Michel
Participe activement à la commune de Paris de 1871 qui fait notamment avancer certains droits des femmes. Plusieurs fois, arrêtée et déportée sur la Nouvelle Calédonie où elle devient anarchiste. A son retour, elle continue ses combats en donnant des meeting et prenant part à des manifestations où elle est arrêtée à de nombreuses reprises notamment pour “excitation de pillage” et même internée pour folie. Sur la statue, vous pouvez voir un étendard dans son dos ‘du pain ou la mort’, cela fait référence au drapeau noir qu’elle brandissait lors d’un pillage de boulangerie pendant la manif du 09/03/1883 à Paris.
Précurseur de la question du bien-être animal.
1830 – 1905. De nombreux amants et amantes. Surnommée la Vierge Rouge. Sans enfant. Institutrice, écrivaine, militante.
Alice Guy
Secrétaire de Léon Gaumont (fondateur des cinémas Gaumont), Alice s’intéresse à la création du cinéma. Elle fait part d’idées techniques. il lui laisse le champs libre sous la condition de s’y pencher hors de ses heures de travail.
La fée aux choux sort en 1896, dont elle est la première réalisatrice.
Elle est la première femme également à écrire le premier péplum de l’histoire du cinéma mondial sur la vie de JC ; invente le making off ; crée une société de film aux USA en 1910, bien avant Hollywood.
1920, divorce, ruinée, rentre en France, ne retrouvera jamais de travail dans le monde du cinéma malgré plus de 350 films à son actif (durée du film à l’époque – quelques secondes ou quelques minutes). Elle n’en récupérera que 3. Elle suivra sa fille dans sa carrière d’ambassadrice. Après la guerre, elle s’installe aux Etats Unis et écrit des contes et donne des conférences sur le cinéma, à l’université.
Elle ne sera jamais reconnue pour sa carrière française, car non créditée, une normalité française. Elle sera reconnue uniquement pour sa carrière américaine.
Malgré une demande de reconnaissance pour sa carrière française, elle sera toujours invisibilité. Un début de réhabilitation commencera fin des années 50.
1873 – 1968 Divorcée. Un enfant. Réalisatrice, scénariste, productrice de cinéma.
Christine de Pizan
Les veuve non remariées et qui ne rentrent pas au couvent – les femmes sont regardées au Moyen Age, avec méfiance, soupçonnée d’avarice et de luxure. Christine orpheline de père et veuve doit assumer le quotidien. Elle devient homme de lettres dont les problèmes financiers, procès, deuil et maladie l’accablent pendant 14 ans.
Elle reprend l’apprentissage de son métier d’écrivain. ayant gardé des contacts, grâce au mari et père, auprès de la Cour de France, elle se fait une place dans la mondanité et lui garantisse un certain succès de son vivant.
Elle laisse plus d’une quarantaine d’œuvres largement oubliées notamment par un français moyenâgeux.
Son combat féministe est, suivant les historiens, critiqué : lutte pour la réputation des femmes compromises par des écrivains misogynes, ne remets par en question la structure patriarcale, elle dénonce les violences masculines contre les femmes, impose les noms des métiers au féminin, pose les prémices de la binarité (notion totalement inconnue à l’époque), lutte pour l’enseignement des filles et la sororité.
1364 – 1430. Philosophe, chroniqueuse, poétesse. Mariée. 3 enfants.
Sandy,
Féministe, de naissance

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